Si le corps humain était une machine, le pire ennemi du vieillissement ne serait pas le temps… mais le canapé. Car du point de vue de la physiologie, le corps adore une chose par-dessus tout : bouger.
Avec les années, les muscles ont tendance à fondre doucement. Ce phénomène porte un nom très sérieux, la sarcopénie. En clair, si on ne les utilise pas, les muscles se disent : « Bon… visiblement on ne sert plus à grand-chose » et ils réduisent la voilure.
Heureusement, l’activité physique agit comme un signal de réveil biologique. Dès que les muscles travaillent, ils libèrent des molécules appelées myokines, de petites messagères très utiles qui réduisent l’inflammation, améliorent le métabolisme et stimulent les mécanismes de réparation du corps.
Le cœur aussi apprécie l’exercice. Une activité régulière améliore la circulation sanguine et l’oxygénation des tissus, ce qui permet à tous les organes de fonctionner dans de bonnes conditions.
Et le cerveau n’est pas en reste. L’activité physique stimule la production de facteurs de croissance neuronale, qui aident les neurones à rester dynamiques et connectés.
En résumé, faire de l’activité physique revient un peu à rappeler à notre organisme qu’il est toujours utile. Et le corps, qui déteste être mis à la retraite trop tôt, répond généralement très bien à ce message.